Arts of (dis)placement: City Space and Urban Design in the London of Breaking and Entering

Autor

Bird, L. & Luka, N.

2010

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Cinémas

Tipo de publicación

Artículo de revista

Idioma

Francés

Palabras clave

Resumen

Le film d’Anthony Minghella Breaking and Entering (2006) propose deux visions de Londres, toutes deux centrées sur la gare de King’s Cross, l’un des principaux axes du réseau de transport de la ville, mais aussi, comme plusieurs lieux de ce genre, un site complexe de marginalité. Pour le protagoniste principal, l’architecte et designer urbain Will Francis (Jude Law), il s’agit d’un site destiné à être transformé en un modèle (dans plusieurs sens du terme) de ce que Londres — et la pratique du design urbain — peut offrir à la « nouvelle » Europe. La perspective du jeune réfugié kosovar Miro Simic (Rafi Gavron) est fort différente. Le cambrioleur aperçoit la gare depuis les toits, qu’il arpente la nuit afin d’entrer par effraction dans les bureaux du quartier. Il s’y déplace en exécutant des figures de « parkour » (défini par ses adeptes comme « l’art du déplacement »), un aspect important du film. Le jeune Miro évolue dans un espace de déplacement : réfugié et voleur, il se voit tour à tour déplacé de Sarajevo, sa ville natale, et des rues de Londres. Le film oppose ainsi deux points de vue — l’un qui façonne l’espace, l’autre décalé — en mettant en relation des projets de bâtiments londoniens, réels ou imaginés, avec les corps de Will et Miro.

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